Winter Garden, explores historical structures built for uprooting, possessing, and colonizing plants from around the world. When illuminated using hand-held lights, the constructions’ shadowy underbellies are revealed.
First built in 19th century Europe, winter gardens were large-scale structures made from cast-iron and plate glass to house collections of exotic foliage. These indoor gardens produced a fantasy bubble in which desirable tropical climates could be re-created within Europe, serving as a testament to the power and wealth of those with the means to possess them.
By drawing on the colonial origins of winter gardens, Mere Phantoms connect contemporary migration, displacement and housing struggles with a historical lineage of systemic dispossession of plants, animals, and humans. Where is the line between a desire to belong and a desire to possess? Who is granted the privilege of access to a home, and on what terms? In Winter Garden, Mere Phantoms uses the delicacy of paper to reflect on the crude politics of spaces built to house living things.
Presented by Hamilton Artist Inc. Hamilton, Ontario March 30 - May 11 2019
Photo Credit : Ahmet Boyanci
Essay : Tara Bursey
Copy Editing Avril McMeekin
Read the essay on the exhibition here
_____________________________________
Winter Garden explore des structures historiques construites pour déraciner, posséder et coloniser des plantes du monde entier. Lorsqu’elles sont éclairées à l’aide de lumières portatives, les ventres ombragés des constructions sont révélées.
Construits pour la première fois en Europe au XIXe siècle, les jardins d’hiver étaient de grandes structures en fonte et en verre pour abriter des collections de feuillages exotiques. Ces jardins intérieurs ont créé une bulle imaginaire dans laquelle des climats tropicaux désirables pouvaient être recréés en Europe, témoignant de la puissance et de la richesse de ceux qui en avaient les moyens.
En s’inspirant des origines coloniales des jardins d’hiver, Mere Phantoms relie la migration, le déplacement et les luttes de logement contemporaines à une lignée historique de dépossession systémique des plantes, des animaux et des humains. Où se situe la limite entre le désir d’appartenir et celui de posséder ? Qui bénéficie du privilège d’accès à un domicile, et dans quelles conditions ? Dans Winter Garden, Mere Phantoms utilise la délicatesse du papier pour réfléchir à la politique grossière des espaces conçus pour abriter des êtres vivants.
Présenté par Hamilton Artist Inc. Hamilton, Ontario du 30 mars au 11 mai 2019
Crédit photo : Ahmet Boyanci